( 15 mai, 2017 )

PERIGRINATIONS PISCINE 4è TOME

 

Je décide de me rendre à la piscine… comme d’hab…à pieds, avec mes écouteurs. Je trouve la route un peu longue, et quand j’arrive, ben il fait très chaud dans les maillots !

Et là, la caissière (une nana brute de décoffrage, je tiens à le préciser pour la suite) me dit :

Ah, mais je sais pas si on va laisser la piscine ouverte…le maître-nageur est malade, je m’inquiète pour lui…

-          Oh, mais c’est grave ? (je l’espère pas dans mon for intérieur, car j’ai pas du tout envie de me retaper à pinces, les 4 km du retour)…

-          Ben c’est son hernie… ale qui recommence, il est tombé dans les pommes hier.

-          Son hernie discale ? ou lala ça fait mal ça, que je lui dis

-          Non, ANALE !

-          Hein ? heu… ça existe ça ? c’est quoi ?

-          Ben c’est les intestins qui sortent par le trou de balle ! me répond-elle élégamment

-          Ah oui ! quand même !!!… Mais le voici le maître-nageur qui arrive dans un slip de bain étriqué… orange fluo s’il vous plaît, bon, il est bien gaulé et avec son bronzage, ça passe…

-          Vous allez bien ? ça fait longtemps que je  ne vous ai pas vue, qu’il me dit, en me regardant avec son œil qui frise… (ben oui, les maitres-nageurs ça drague n’importe quoi)

-          Ben c’est à vous qu’il faut le demander, paraît que vous êtes malade et que vous n’allez pas laisser la piscine ouverte ?

-          Hein ? mais je ne suis pas malade ! qu’il me répond, rougissant et passablement furieux… c’est le toit que je ne vais pas laisser ouvert je crois, s’il fait froid… voyez, c’est pas la piscine ! mais qui vous a raconté ça, qu’il demande en regardant d’un œil mauvais la caissière qui pique du nez ?

-          Heu… non, non,  ne vous inquiétez pas, elle m’a rien dit du tout ! juste que vous étiez un peu enrhumé…mais, bon, je crois que je vais y aller hein !

-          Faut le comprendre aussi, ça fait pas classe un maitre-nageur qui se promène tout bronzé avec 8 m de boyaux qui s’échappent de son moule-boules fluo !

J’ai enfilé mes palmes et mes écouteurs, bien résolue à ne plus croiser son regard, durant les deux heures qui suivent…J’ai quand même de temps à autre jeté un regard furtif vers lui, des fois que… ben j’avais pas envie d’assister aux horreurs de la guerre non plus…Mais bon, coup de bol, il est resté assis tout le temps ouf !

C’est bizarre la vie hein, quand je pense que parfois je me mets à rêver d’un époux musclé avec le ventre plat…mais on sait ce qu’on a…et puis même s’il est bedonnant mon mari, au moins il garde tout son bazar à l’intérieur !   cqfd

( 15 mai, 2017 )

EPOPEE NAUTIQUE !

Comme vous le savez déjà, nous sommes partis voir les Bretons.
Hier nous avions une sortie en mer via les Glénans (beau comme les tropiques il paraît) prévue sur le zodiaq de nos amis et leur adorable fils de 9 ans. Le matin, on se presse un peu vu qu’on avait rendez-vous au ponton d’embarquement à 9 h.
Je saute dans mon maillot, mon bermuda et mon polaire, mes chaussures et me voilà prête ! Je regarde mon mari qui se pomponne, met son lacoste, son plus beau pantalon, et ses plus belles chaussures !
je l’interroge : tu vas où comme ça ? on va sur un zodiac pas sur un yatch ! tu peux pas mettre ton short ? – ben non, j’ai pas envie d’avoir l’air d’un clown…ok, fais comme tu veux je râle, c’est n’importe nawak mais bon (vous verrez tout à l’heure que les évènements me donneront raison, mais passons). Nous voilà donc chez Anne-marie, qui remplit les sacs étanches, les glacières, et nous partons pour le lieu de rendez-vous.
Sauf que je sens mon amie énervée, parce-que apparemment son mari nous attend au ponton de Benodet. Bon pas, grave, nous repartons, et arrivons enfin à l’endroit de la mise à l’eau.
Nous montons à bord, anne-marie s’étonne en voyant que je porte fièrement ma capeline turquoise à larges bords : – heu, t’es sûre ? tu sais on ne va pas à un mariage, et puis la Bretagne c’est pas la côte d’azur !
Je regarde autour de moi : oui, effectivement, les gens sont en bermuda et marinière classique, pas de paillettes ici, éventuellement des cirés jaunes….bon je range mon chapeau à regrets, mais je garde mes lunettes de star quand même ! faut pas pousser non plus hein !
Nous embarquons. Je tiens à souligner que ce qui suit est la stricte vérité qui ne souffre d’aucune exagération, ni fioritures. Bertrand (son mari) démarre le bateau. Mon mari à l’arrière, (parait que c’est la place des vieilles) donc immédiatement je me dirige vers l’avant ! Ben quoi, je vais leur montrer que j’ai le pied marin moi ! Je vois que mon amie fait un peu la tête ! – je l’interroge, elle hausse les épaules et apostrophe son mari : Bertrand, c’est mort pour les glénans, si tu m’avais dit qu’il y aurait 15 noeuds, nous ne serions pas sortis ! je fais la fille qui sait, ne pose pas de questions et regarde partout pour voir où sont ces fameux noeuds ! mais l’explication tombe : 15 noeuds, c’est la force du vent, et donc faut anticiper les vagues, et faut dire que malgré le polaire, fait un peu frisquet. Je tente de détendre l’atmosphère que je sens un tantinet électrique entre les deux époux et je lance : c’est trop cool ! on dirait un manège, non parce-que j’adoooore les manèges, space montain et tout ça ! youpiiiii aiiiiiie ! je hurle, ben oui, parce que j’ai appris à mes dépens que lorsque la proue se soulève et retombe, ben ça tape fort, et tu te prends un tassement de vertèbres terrible comme si un poids de 100 kilos essayait de te relier la tête au cul. Ralentis merde ! j’entends mon amie qui hurle sur son capitaine de mari, et son fils qui pleure parce qu’il s’est cogné la tête et le dos sur le plancher. Episode moins drôle qui passe heureusement après avoir consolé le petit. Je regarde à l’arrière inquiète pour le dos de mon époux, qu’il a fragile.
Mais non, à l’arrière on ne sent presque rien qu’il me dit (ben oui, rappelez vous c’est la place des vieilles). Il est droit comme un i assis tout seul sur son gilet de sauvetage (ben oui, il allait pas le mettre devant tout le monde et puis la couleur orange ne va pas avec son lacoste). Je suis rassurée, il n’a pas eu mal, mais le spectacle est hilarant ! vous vous souvenez de François Hollande au défilé, trempé comme une soupe sous la
pluie ? Ayé ? ben vous avez l’image de mon mari, trempé (mais fier) de la racine des cheveux jusqu’aux pieds en passant par les lunettes, et qui se prend pour un vieux loup de mer. (Mouillé, très mouillé le loup) On s’arrête pour déjeuner, bien qu’Anne-marie indique à son mari les zones dangereuses (comprenez, les rochers les bancs de sable etc) qu’elle scrute à travers ses lunettes polarisantes. (ça je connaissais pas, faut que j’en achète des polarisantes !) Les péripéties s’arrêtent et nous apprécions le pique-nique, après avoir accroché le bateau à une bouée (oui, c’est moi qui l’ai fait ! c’est pas findus)
Et là, quand nous repartons, ben nous repartons pas ! Vous le croirez si vous voulez, mais Bertrand (c’est le mari capitaine) nous fait le coup de la panne ! Je rigole, il est trop drôle son mari ! … Oui, sauf que c’est la vraie panne ! le moteur HS ! Et là on fait quoi ? Ben faut prévenir le bateau qui se trouve à 0.200 miles de là (estimation personnelle) Anne-marie siffle (purée elle siffle bien) moi je hurle, son mari fait des grands signes, les bras en croix pour indiquer l’état du moteur, mais pas de réponse du bateau (je me fais intérieurement la réflexion que ses bras en croix, ressemblent plutôt à un bras d’honneur mais je ne dis rien ! Tu m’étonnes que le bateau ne bouge pas que je me pense ! Finalement, un hors-bord nous rejoint ! Sauvés ! pas la peine d’entonner la chanson du titanic, visiblement ils viennent nous aider (oui, parce que je ne pense pas qu’ils veuillent délibérément nous percuter, bon, j’ai plus trop les idées en place là) ! Effectivement, les hommes arriment le zodiac au bateau, (photos à l’appui, je vous jure, et nous nous faisons aimablement remorquer, par un couple avec enfant qui avait visiblement prévu de s’arrêter pour déjeuner, mais qui décide d’annuler ses plans.
On touche terre ! (un peu contente la zaza quand même) Enfin, toucher terre c’est beaucoup dire, ya quand même un peu d’eau avant de la toucher ferme, la terre. Bon, je fais ma star, prend mes chaussures à talons à la main (ah oui, j’avais oublié ce détail qui va avec le chapo) me glisse sur les gros boudins (non c’est pas moi le boudin) et arrive tranquillement sur la plage ? vase ? boue ? Et là, je vois son Alain qui veut jouer les djeunes, qui se met debout sur le boudin, et effectue double salto afin de s’éjecter avec panache du bateau ! Ben oui, sauf qu’il se ramasse une super gamelle, dans la vase, devant une assistance plus inquiète qu’ahurie…(ah oui, j’avais oubié de vous dire, que yavait pleins de gens qui accostaient comme nous). J’essaie même pas de le relever, j’ai pas envie qu’on sache que je suis sa femme, on a son quant-à-soi, et je vous raconte pas l’état du pantalon, du lacoste et des super godasses ! Il avait peur d’avoir l’air d’un clown, ben là il a l’air de quoi à votre avis ? (confère plus haut, mon avis éclairé sur la question). Nous rentrons après avoir remorqué le bateau (Bertrand sue sang et eau pour cette opération, j’ai peine pour lui, qui s’est levé aux aurores pour mettre à l’eau, s’est fait engueulé presque toute la traversée, et s’éreinte comme un fou pour mettre son bateau qui a plus de moteur à quai. Nous montons dans sa vieille voiture (ben oui, nous n’avons pas été remorqués au ponton de  départ, on ira chercher l’autre voiture plus tard). Anne-marie laisse sa porte ouverte, et elle dit : je laisse la porte ouverte, prête à sauter en marche !! Hein ? pourquoi ? pas de réponse….en même temps j’y connais rien en remorque, bateau etc… c’est peut-être normal après tout…plus tard elle m’expliquera que cette troisième voiture est une voiture pourrie qu’ils gardent juste pour les sorties en bateau, mais qu’elle est très inquiète, parce-que les pneus sont tellement lisses, que des bouts de ferraille sortent de la gomme et que si les flics nous arrêtent ça va leur coûter une  blinde ! Ah ! Ah ? Je vois alors mon mari qui tend le bras droit à travers la vitre, Ben oui, Bertrand lui a demandé d’indiquer la direction aux conducteurs qui nous suivent, parce-que les clignotants ne fonctionnent pas !
Mais rassurez-vous, nous sommes arrivés sains et saufs chez nos amis. Les hommes déchargent le bateau, et je discute un peu dans le jardin avec les grands enfants de mon amie, qui me confirment que c’est souvent la galère les sorties en bateau, et qu’ils préfèrent rester à la maison, au calme Ben nous on a bien aimé, on connaît pas les sorties en bateau en région parisienne, alors forcément, quand c’est nouveau tout est beau hein ?
( 15 mai, 2017 )

Voyage au bout de l’Enfer …

 

On ne le dira jamais assez, ne prenez pas les places disponibles dans les « carrés » du TGV à moins d’y aller en famille !!!

En effet je flippais un peu à l’idée de partir à Biarritz avec une telle place (pas d’autre en vue, donc pas le choix) ! Et cela pour une durée de 5 h 30 ! Ben j’ai eu raison de flipper…

A l’arrivée dans le Wagon, je sens une vague odeur d’urine, ce qui ne présage rien de bon. Dans le compartiment, un monsieur très âgé, dans un état pitoyable me fait face, à côté une dame âgée également mais plutôt calme et à côté du dit monsieur, une autre dame, joviale, sa fille m’annonce-t-elle d’entrée de jeu ! Sont très bavards ces deux là, ça n’augure pas bien de la suite…Je m’installe et me prend les pieds du Monsieur, dans les genoux, bon, pas grave… mais toujours cette odeur… je me dis, ben il est peut-être incontinent, faut être indulgent, oui, mais pendant 5 heures et demi ! argh ! Le monsieur se met à tousser violemment et manque de s’étouffer. Et là, sa fille nous explique qu’il vient de se faire opérer d’un cancer de la gorge, mais que ça va, on lui a pas mis le respirateur artificiel, il a de la chance, pas de tuyau non plus dans la glotte…

Je plonge mon nez dans mon journal, espérant que les échanges verbaux vont s’arrêter là….Ah mais c’était trop demander… voilà le Monsieur qui se lance dans une longue diatribe, en me racontant par le menu son opération, sa chimio etc… Il est midi, chacun sort son sandwiche, et le Monsieur, ben lui  prend l’apéro !! je le vois sortir une bouteille de whisky et boire une rasade au goulot…. La dame d’à côté réprime un sourire entendu, en voyant ma tête ahurie. Tout le monde sait que je j’ai une peur panique des microbes et autre miasmes, vous imaginez dès lors mon angoisse en recevant par intermittence, des postillons plus qu’odorants émanant du sandwiche au saucisson de mon voisin d’en face. Je commence à m’énerver, mais pas une place en vue dans tout le train, bondé ! La fille du Monsieur m’explique alors qu’elle mange très lentement parce qu’elle vient de se faire poser un by-pass, et qu’elle a perdu 60 kilos en un an. Là, je suis intéressée, forcément, chacun sait ma lutte inépuisable contre les kilos superflus…. J’ai le droit à l’opération, à la photo du « trou » dans le ventre qui s’est infecté, horreur absolue, à son angoisse de devenir chauve (ben oui, elle a perdu ses cheveux à cause des vitamines qu’on absorbe plus après l’opération)…me montre ses fameuses vitamines qu’elle doit prendre à vie, de quoi vous remplir l’estomac qu’elle n’a plus ! Elle me montre à travers son tee-shirt une masse informe qui représente les 6 kilos de peau qu’elle doit se faire enlever bientôt ! Bref, le by-passera pas par moi ! Ma voisine plus discrète sort de sa torpeur polie, et nous parle alors de son lifting, là encore je m’intéresse, forcément….Mais elle m’explique aussi qu’elle a une rangée de cheveux en moins conséquences des cicatrices, qu’elle a souffert le martyre parce qu’elle est allergique à la morphine, et finalement vu le tableau, ben elle fait quand même ses 75 ans ! Comme me l’a dit mon amie Anne-Marie, tu es tombée sur tes sujets de prédilections, c’est un signe du destin ! Heu…oui, mais j’en demandais pas tant !

Après ça, on parle de l’âge de la vieillesse, et chacun y va de sa solution finale, euthanasie etc… je vais me mettre à pleurer je crois, je nourris des angoisses indescriptibles pour tout ce qui touche aux opérations, à la vieillesse et à la mort, je ne suis pas vraiment dans mon élément…

Le train s’arrête enfin, nous sommes arrivés à destination ! Je vous assure, vraiment , un conseil, ne prenez jamais de place dans un carré !

( 15 juin, 2015 )

Un autre bébé ?

Je ne suis rien encore je n’existe que dans les rêves de maman.

Je ne suis pas foetus, ni même embryon, je ne suis qu’un rêve.

 

Maman hésite à me fabriquer, il y a des obstacles apparemment auxquels je ne comprends

rien. Il s’agit de mètres carrés, de problèmes financiers, de voiture, de vergetures….

Maman hésite, et papa aussi, si je nais je serais le 3ème enfant de la famille, il paraît

que ça chamboule tout qu’ils disent.

 

Finalement, si maman ne se décide pas, je n’existerai jamais, je ne serai même plus

un rêve, je serai un regret…

 

PS : finalement le bébé a été mis en route, il a 24 ans aujourd’hui et se nomme Laura

( 15 juin, 2015 )

Vague à l’âme…

Il a fallu longtemps, d’impatience douloureuse pour qu’il vienne au monde… Et puis ce petit bout de rien qui cesse de pleurer dès votre approche vous bouleverse et balaie tout sur son passage…

Puis la douleur revient, très vite car il a le culot de grandir, ce petit bout d’amour, sans vous en demander la permission !

Et vous voilà, étonnée, désarmée, devant le temps qui vous vole et remplace à chaque saison votre enfant par un autre…

( 15 juin, 2015 )

Quand j’étais secrétaire…

Il y a pas mal d’années, mon chef de service m’avait demandé d’écrire une note à diffuser à toutes les secrétaires de la boite, pour leur demander de sourire plus aux clients, d’être plus aimables au téléphone et de faire attention à leur tenue vestimentaire, pour la bonne image de la banque. Je me suis alors amusée et j’ai envoyé ce qui suit à tout le monde, je peux vous dire que ça a créé un sacré buzz à l’époque, même si ce mot n’existait pas encore…

 

Note à toutes les secrétaires :

Autrefois, les vassaux des vassaux tapaient sur les grenouilles pour faire dormir les rois…

Puis vinrent les valets de pied qui rendaient de nombreux et précieux services et savaient assortir judicieusement la couleur de vos chaussettes à celle de vos caleçons.

Aujourd’hui, vous pouvez vous offrir une secrétaire !

Du genre féminin le plus souvent, cette engeance se prête à tous vos désirs…

Sans omettre de vous servir le café le matin, et le thé à 16 heures, elle triera dans un même élan votre courrier, tapera vos notes, lettres et tableaux à vitesse grand V (style vent de force8 les jours de tempête) et ce, surtout si vous pensez à l’éperonner souvent ! Elle connaîtra tous les secrets cachés des photocopieuses, télécopie, et micro en tous genres, organisera, désorganisera et réorganisera vos réunions, n’aura la téléphonite aigüe que pour vos messages et eux seuls, en plusieurs langues qui lui serviront aussi à collet vos enveloppes, écrira vos comptes-rendus, les classera et les déclassera selon votre bon vouloir, notera vos rendez-vous sans oublier de les rappeler à votre mémoire, et remplira aussi gentiment vos feuilles de sécu.

Elle veillera au grain. Entendez par là qu’elle gèrera le budget de votre service. Qu’il s’agisse de crayons, gommes, stylos ou autres accessoires, ou encore de vos déjeuners d’affaires, voyages, réparations de matériel etc… tout sera scrupuleusement comptabilisé.

Il s’agira bien sûr, de surcroît, d’une personne souriante (exit plombages et autres calamités), d’une présentation irréprochable (rassurez-vous, il ne sera point besoin de lui allouer une prime pour sa tenue vestimentaire, cvar son petit salaire suffit amplement à pourvoir à son habillement, bas résille, talons et corsetterie inclus) !

Une disponibilité totale peut être exigée. Elle ne pourra partir en congés sur sur demande expresse de votre part. Si vous lui demandez de taper un courrier à 17 h 35 et que son train arrive à

17 h 32 ben tan pis pour ses gosses que la crèche déposera au commissariat ! On pourrait déplorer un point à réviser éventuellement si vous engagez une telle secrétaire : son contrat ne stipule en aucun cas la préparation par ses soins de votre dîner.

Elle ne devra ps se montrer trop envahissante. De l’humour, oui, mais point trop n’en faut. Savoir qui est l’ombre et qui est l’arbre est une notion qu’elle devra intégrer en toutes circonstances et garder à l’esprit (si, si, elle en a….)

Enfin, point non négligeable, vous pourrez vous assurer le service d’une telle secrétaire pour un prix modique, le classement dans l’entreprise n’excédant pas celui d’un garçon d’étage ou d’une femme de ménage.

La devise de la SECRETAIRE MODELE sera désormais : Etre CHIC, PAS CHOC, et PAS CHERE !

( 15 juin, 2015 )

Je veux rester en formes !

Nos complexes, c’est de la faute des couturiers ! Lorsqu’ils redeviendront de vrais hommes, et cesseront d’aimer les formes des petits garçons, nous pourront alors redevenir de vraies femmes !

Il m’arrive parfois d’envier la mode marocaine. Sait-on vraiment ce qui se cache sous les djellabahs ?

Il faudrait créer en France (cela existe déjà aux Etats-Unis) une association anti racisme antigros. Vous trouvez vraiment normal vous, que tous les magazines veuillent nous voir ressembler à des squelettes ? On y ressemblera bien assez tôt va ! Car il s’agit bien de cela : maigrir, maigrir, le plus vite et le plus possible, pour se rapprocher d’une image qui en d’autres temps aurait fait peur à n’importe quel médecin sensé !

Pourquoi faut-il mincir à tous prix ? parce-que c’est élégant, c’est plus joli pardi ! Expliquez cela à un Martien : les hommes sont plus jolis quand il y en a moins (sic !) c’est-à-dire moins on les voit, plus ils sont beaux (resic!) Si une femme s’habille avec du 38 c’est mieux qu’avec du 46 ! Pourquoi ? Heu…et bien parce-qu’il y a moins de tissu dans la robe sans doute ! Bref, débrouillez-vous et expliquez à une autre espèce pourquoi c’est beaucoup mieux d’être mince et bon courage… (je ne parle pas évidemment de l’obésité morbide qui détient la santé en otage, mais bien des quelques kilos qui nous empoisonnent la vie ! que ce soit 5 ou 10 !

Dans l’espèce animale, on ne reproche pas à l’éléphant d’être plus gros que la souris. Il s’agit simplement d’un autre animal. Mais nous n’avons pas droit à cette différence. Pour nous, les humains, être gros, ce n’est pas une différence, c’est une anomalie, voire une monstruosité. Le prétexte de la santé est une aubaine pour les marchands de « maigritude » car si c’était une vérité absolue, on ne rencontrerait que des « gros » jeunes !

Bref on se culpabilise des années durant pour des kilos excédentaires, alors qu’en y réfléchissant bien, on aurait certainement mieux à faire ! Vous vous rendez compte ? (faites le justement) combien de minutes, d’heures, d’années sur une vie passées à compter, recompter les calories, peser les aliments, monter sur la balance, se lamenter à cause de son poids, renoncer à tous les plaisirs de la table, ou se culpabiliser si par hasard on y succombe, pour au bout du compte gagner quoi ? Le droit de mourir mince ? Pour faire des économies sur la taille du cercueil peut-être ? Cela vous paraît « énorme » ce que j’avance ? Et pourtant…

Lorsque l’on est petit de taille, on finit bien par l’accepter. Imaginez demain des publicités féroces vantant les mérites de telle ou telle torture pour vous faire grandir, croyez-vous réellement qu’il serait sage alors de suivre le mouvement ascendant ? Les régimes ne sont eux aussi que des tortures que nous nous infligeons afin de nous réduire « en largeur ».

Quand nous n’existerons plus, il y a fort à parier que les personnes qui nous ont appréciées se souviendront de nous en disant : il ou elle était sympa, intelligente, dr$ole, aimable ou que sais-je encore, mais certainement pas : je m’en souviens parfaitement, elle mesurait exactement 58 cm de tour de cuisse et 87.5 de tour de taille etc… D’ailleurs avez-vous déjà vu une épitaphe avec mensurations  anatomiques ? C’est morbide ? justement, il serait judicieux de penser un peu à la vie, de cesser de se réduire par tous les moyens, de profiter e tout ce qui peut nous rendre heureux et d’éviter la cruauté ambiante. Mais au fait, qui est le plus cruel envers vous-même si ce n’est vous ?

 

PS : j’ai essayé de me convaincre moi-même, mais j’avoue être tout de même perpétuellement préoccupée par mon poids !

( 15 juin, 2015 )

A propos des Intellectuels !

Ras le bol de ces obligations qui vous amènent à vous conduire souvent contre nature parce-que c’est ça vivre en société C’est ça le politiquement correct !

Et bien moi, j’ai envie de me défouler. J’ai envie de dire aux amoureux de Bergman que je préfère Dallas, aux fous de tennis et de golf, que j’adore bouffer des nounours en chocolat devant la télé. Que décidément non, les souks dégueulasses et les vieilles pierres ne me font pas vibrer et que pour moi, les vacances au Maroc, ce n’est pas vivre chez l’habitant, mais me prélasser dans un club d’où je ne sortirai pas le moindre orteil pour visiter le moindre recoin de musée ! Et d’avouer tout haut, que non je ne savais pas que Veerhmer était un peintre hollandais, et de revendiquer en plus, que’ ces affirmations ne mettent pas en doute mon intelligence.

Des sincères il  y en as, je m’insurge contre les autres, les faux, qui bouffent devant leur poste et prétendent se désoler de la misère du monde. Cela fait toujours bien . J’ai au moins

l’honnêteté de zapper la chaine info, et l’outrecuidance d’avouer que si cela ne se passe pas sur mon balcon, je m’en fiche !

 

PS : ça aussi ça a plus de 25 ans….je publie mes archives, avant de créer du nouveau…

( 15 juin, 2015 )

A propos des soirées mondaines…

Le pouvoir de l’hypocrisie est assez incroyable.

Sous prétexte de ne pas dire ce qui ne doit pas l’être, sous couvert de pudeur ou de politesse, les gens se complaisent (ou pas d’ailleurs) à perdre leur énergie dans des discussions sans finalité et ceci sur des terrains plats et neutres qui ne sauraient être glissants.

Parler de soi, ne se fait pas. Les états-d’âme et les viscères n’ont pas droit de cité dans les conversations des « gens du monde ». Quant aux enfants, ils sont tous les mêmes qui font à peu près la même chose. Sans intérêt. L’argent, sujet tabou…

Et pourtant, ne dit-on pas que la santé est importante, qu’il n’y a même que cela qui le soit vraiment ? Bizarre qu’il ne faille pas aborder la moindre défaillance en ce domaine. Les enfants ne sont-ils pas le « sel de la vie » ? Curieux qu’il soit de bon ton de les effleurer d’un sourire bienveillant mais qu’il ne faille pas s’appesantir sur le sujet outre mesure…Et l’argent ! ah l’argent ! il est bien vu de prendre l’air détaché à son propos, de ne surtout pas avoir l’air d’en manquer, même si une fois rentré chez vous, il vous reste juste de quoi finir la semaine après avoir frimé devant les copains.

Censurés de tous ces interdits, il ne nous reste pas grand-chose. Heureusement qu’il se passe toujours des évènements en Afghanistan ou ailleurs pour alimenter les conversations de quidams qui n’en n’ont souvent rien à foutre mais qui pour rien au monde ne dévoileraient leurs problèmes et leurs guerres intimes. On ne sait jamais, on risquerait de les aider ! Et pire, découvrir que les autres sont heureux… Dur de se retrouver seul en pareille galère. Vaut mieux garder le bénéfice du doute..

Alors on argumente sur le dernier modèle du salon de l’auto, on parle politique, peu, pour ne pas échauffer les esprits. De l’économie, de la bourse ou de la météo (ha ! la météo !)

Bref, on ressort de l souvent content de sa soirée dans le meilleur des cas. Et celui qui prendra le temps de réfléchir au réel partage d’amitié qu’il a entretenu avec ses congénères se rendra peut-être compte qu’il n’a abouti à rien, qu’il trimbale toujours son paquet d’emmerdes, mais heureux justement de ne pas avoir éclaboussé les autres qui de toutes manières s’en seraient pas

mal foutu.

Voilà tout l’intérêt des soirées mondaines, briller en toutes circonstances et surtout ne pas écailler le vernis. C’est vraiment super, n’oubliez pas de m’en remettre une douzaine, j’aurais trop peur d’avoir loupé quelque chose.

 

 

PS : J’ai écrit cet article un soir de colère, j’avais 25 ans ! A vous de voir s’il est toujours d’actualité (ah ! les années 80 !) 

( 15 juin, 2015 )

Petit discours pour un anniversaire !

Bonjour à tous :

Je vous remercie d’avoir répondu nombreux à mon enterrement définitif de vie de jeune fille.

Ce n’est pas que 50 ans soit un âge vraiment canonique, ni le début de la décrépitude (quoique) mais avouez qu’avec 50 balais on fait tout de même un sacré ménage. :

ménage de nos illusions, ménage de l’espoir de la jeunesse éternelle, ménage des projets irréalisables (ben non je ne serai jamais pamela dans Dallas, et non plus une

chanteuse connue) bien qu’il en reste d’autres … encore que…

J’espère que nous nous retrouverons tous aussi nombreux dans 50 ans (mais dans quel état !)

Mais je ne vais pas attrister cette glorieuse journée, car il y a parmi vous des croulants plus atteints encore. Je tenais à remercier mon cher et tendre qui a préféré me laisser me reposer afin de ne pas aggraver mes sillons naso-géniens. Il fallait que je tienne le coup au moins jusqu’à ce soir pour faire encore illusion ultime.

Je le remercie donc pour tous les préparatifs dont il s’est amoureusement chargé, afin de vous concocter cette fête qui je l’espère vous séduira.

 

ps:  j’ai écrit ce discours pour une amie qui venait d’avoir 50 ans vous pouvez vous en servir à l’envi en changeant les années….

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